Une médecin légiste de Pennsylvanie a conclu que la mort de Daphy Michel, une migrante haïtienne de 31 ans décédée peu après sa libération par les services américains de l’immigration, devait être considérée comme un homicide.
Selon le rapport du bureau du médecin légiste du comté d’Allegheny, la jeune femme est morte d’hypothermie le 2 mars, soit trois jours après avoir été relâchée par les services de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).
L’enquête décrit Daphy Michel comme une personne particulièrement vulnérable, souffrant de graves troubles psychiques non traités et confrontée à une importante barrière linguistique au moment de sa remise en liberté.
Le porte-parole du bureau du médecin légiste, James Madalinsky, a précisé que la qualification d’homicide ne constituait pas une accusation pénale contre une personne ou une institution, mais reflétait la conclusion selon laquelle le décès résulte d’actions ou de circonstances impliquant d’autres personnes.
Avant sa mort, les autorités migratoires américaines avaient accusé Daphy Michel de menaces terroristes et de harcèlement, ouvrant une procédure d’expulsion à son encontre.
Le ministère américain de la Sécurité intérieure a rejeté toute responsabilité directe dans ce décès. Lauren Bis, secrétaire adjointe par intérim du département, a indiqué que la migrante avait été libérée après avoir reçu un bracelet électronique de surveillance à la cheville.
Cette affaire rappelle un autre dossier survenu quelques semaines plus tôt. En avril, le décès d’un réfugié birman presque aveugle, retrouvé mort à New York après avoir été libéré d’un centre de détention puis confié aux autorités frontalières américaines, avait également été qualifié d’homicide.
L’affaire pourrait désormais accentuer les critiques visant les conditions de libération et de suivi des personnes vulnérables placées sous la responsabilité des services américains de l’immigration.
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