La Russie et l’Iran alimentent la hausse mondiale du torchage du gaz
La Russie et l’Iran alimentent la hausse mondiale du torchage du gaz

Le torchage du gaz naturel a atteint en 2025 son niveau le plus élevé depuis six ans, compromettant les efforts internationaux visant à mettre fin à cette pratique d’ici 2030, selon les dernières données de la Banque mondiale.

Le rapport révèle que 167 milliards de mètres cubes de gaz ont été brûlés l’an dernier lors de l’extraction pétrolière, soit la troisième année consécutive de hausse. Cette quantité représente un gaspillage estimé à près de 54 milliards de dollars de gaz naturel qui aurait pu être utilisé pour produire de l’électricité, alimenter l’industrie ou être exporté.

La Russie, l’Iran et l’Irak ont été les principaux contributeurs à cette augmentation. À eux seuls, ces trois pays ont représenté près de la moitié du volume mondial de gaz torché en 2025.

Le torchage consiste à brûler le gaz associé extrait en même temps que le pétrole lorsque les infrastructures nécessaires à sa récupération, son stockage ou son transport sont insuffisantes. Cette pratique est fortement critiquée en raison de son impact environnemental, puisqu’elle génère d’importantes émissions de dioxyde de carbone et contribue au réchauffement climatique.

Selon la Banque mondiale, les progrès vers l’objectif international « Zéro torchage de routine d’ici 2030 » restent freinés par plusieurs facteurs : le manque d’infrastructures, l’insuffisance des réseaux de transport du gaz, les difficultés de financement ainsi que l’application inégale des réglementations environnementales.

L’institution estime que l’élimination quasi totale du torchage nécessiterait des investissements compris entre 70 et 100 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Malgré ce coût élevé, les experts soulignent que le gaz actuellement gaspillé représente une ressource énergétique précieuse à un moment où de nombreux pays cherchent à renforcer leur sécurité énergétique.

La hausse enregistrée en 2025 montre que les engagements climatiques pris par les grands producteurs d’hydrocarbures restent difficiles à concrétiser, alors même que la demande mondiale d’énergie continue de progresser.

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