La diplomatie reste la seule voie viable vers la paix en Ukraine, affirme le chef du HCR
La diplomatie reste la seule voie viable vers la paix en Ukraine, affirme le chef du HCR

La diplomatie demeure la seule option réaliste pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a déclaré vendredi le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, tout en alertant sur l’épuisement croissant des ressources humanitaires face à la multiplication des crises dans le monde.

Barham Salih, ancien président irakien élu en décembre à la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, effectuait sa première visite en Ukraine depuis sa prise de fonctions. Après s’être rendu dans des villes proches de la ligne de front, notamment Kharkiv et Zaporijjia, il a rencontré le président Volodymyr Zelenskyy à Kiev.

« Il n’y a pas de solution militaire. Il faut une paix durable et juste pour que les gens puissent reprendre leur vie », a-t-il déclaré, reconnaissant les nombreux obstacles sur la voie d’un accord. Il a appelé à redoubler d’efforts pour donner une chance à la diplomatie, alors que le conflit entre dans une phase prolongée.

Sur le plan humanitaire, la situation reste critique. Sur les 470 millions de dollars demandés par l’agence pour ses opérations en Ukraine, seuls 150 millions ont été promis à ce stade. Ce déficit s’inscrit dans un contexte de coupes budgétaires plus larges dans l’aide internationale, compliquant l’assistance aux populations vulnérables.

Selon le HCR, 3,7 millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur du pays et près de 6 millions vivent comme réfugiés en Europe ou ailleurs. L’agence estime que 10,8 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire en 2026, en particulier dans les régions orientales et méridionales proches des combats, ainsi que dans le nord frontalier.

Les besoins en Ukraine se heurtent à d’autres urgences majeures, notamment au Soudan et à Gaza. À l’échelle mondiale, environ 117 millions de personnes sont déplacées, dont au moins 42 millions de réfugiés, a rappelé Salih, soulignant que deux tiers d’entre eux vivent dans des situations prolongées de dépendance à l’aide.

Lors de son entretien avec le président ukrainien, les discussions ont également porté sur la phase de reconstruction et la recherche de solutions durables favorisant l’autonomie des déplacés. Au-delà de l’urgence, le responsable onusien a insisté sur la nécessité de préparer l’après-guerre, tout en appelant la communauté internationale à ne pas détourner le regard face à l’ampleur des besoins.

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