L’organisme chinois de lutte contre la corruption a annoncé l’ouverture d’une enquête visant le ministre de la Gestion des situations d’urgence, Wang Xiangxi, pour de « graves violations de la discipline et de la loi », une formule couramment utilisée pour désigner des soupçons de corruption. Il est rare qu’un ministre en exercice fasse l’objet d’une telle procédure en Chine.
La Commission centrale de contrôle de la discipline, principal organe disciplinaire du Parti communiste chinois, n’a fourni aucun détail sur la nature des accusations. Wang Xiangxi occupe également des fonctions de secrétaire du Parti au sein de son ministère.
Cette enquête s’inscrit dans le cadre de la vaste campagne anticorruption menée depuis plusieurs années sous l’autorité du président Xi Jinping. Pékin présente cette offensive comme essentielle pour préserver la crédibilité du Parti et la stabilité politique du pays.
La semaine dernière, les autorités avaient déjà annoncé l’ouverture d’une enquête visant le général Zhang Youxia, l’un des plus hauts responsables militaires du pays, illustrant l’extension de cette campagne aux sommets de l’appareil d’État et de l’armée.
Selon les déclarations récentes du président chinois, la lutte contre la corruption constitue une « bataille que la Chine ne doit pas perdre ». L’an dernier, un nombre record de 65 hauts responsables ont fait l’objet d’enquêtes disciplinaires, tandis que la surveillance a également été élargie aux anciens dirigeants d’universités et d’entreprises publiques.
Âgé de 63 ans, Wang Xiangxi avait été nommé ministre en juillet 2022 après avoir dirigé la National Energy Investment Corp., un grand groupe public de production d’électricité. Il était encore apparu récemment lors d’une réunion interne du ministère, participant aux séances d’autocritique imposées aux cadres.
Dans le même temps, l’organisme anticorruption a annoncé l’ouverture d’une enquête distincte visant Sun Shaocheng, ancien secrétaire du Parti de la région autonome de Mongolie intérieure, confirmant la poursuite d’une offensive disciplinaire de grande ampleur au sein de l’appareil politique chinois.