La Première ministre italienne Giorgia Meloni a subi un revers politique majeur après le rejet par référendum de sa réforme du système judiciaire, un projet central de son programme.
Selon les résultats quasi définitifs, le camp du « non » l’a emporté avec environ 54 % des voix, contre 46 % pour les partisans de la réforme. Cette dernière visait notamment à modifier la Constitution et à réorganiser un système judiciaire réputé très indépendant.
La participation, proche de 60 %, s’est révélée plus élevée que prévu, témoignant de l’importance du scrutin et de la forte mobilisation des électeurs autour de cette réforme controversée.
Malgré cette défaite, Giorgia Meloni a affirmé qu’elle ne démissionnerait pas, déclarant respecter le verdict des urnes tout en regrettant une « occasion manquée » de moderniser le pays.
Ce résultat constitue le premier revers significatif pour la cheffe du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir et pourrait fragiliser sa coalition à l’approche des prochaines échéances électorales.
L’opposition de centre-gauche, qui soutenait le rejet de la réforme, voit dans ce vote une opportunité de renforcer ses alliances et de relancer sa dynamique politique.
Le scrutin a également ravivé les tensions entre le gouvernement et les magistrats, dont certains ont célébré publiquement la victoire du « non », illustrant la profondeur des divisions autour de la réforme.
Ce vote marque ainsi un tournant dans la vie politique italienne, avec des conséquences potentielles sur l’équilibre des forces à court terme.
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