Israël et le Liban mènent actuellement des discussions soutenues par les États-Unis autour d’un projet pilote prévoyant le retrait des forces israéliennes de certaines zones du sud du Liban et leur transfert sous le contrôle de l’armée libanaise.
Selon des responsables des deux pays, cette proposition est examinée dans le cadre des pourparlers israélo-libanais organisés à Washington. L’objectif est de réduire les tensions le long de la frontière après plusieurs mois de conflit ayant opposé Israël au Hezbollah.
Les forces israéliennes avaient pris le contrôle d’importantes portions du sud du Liban au cours de la guerre déclenchée après l’ouverture d’un front par le Hezbollah en soutien à l’Iran. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu dimanche dernier, la situation est restée relativement calme, marquant la plus longue période d’accalmie depuis le début des affrontements.
Le projet actuellement étudié prévoit que certaines zones soient progressivement remises à l’armée libanaise. Selon des responsables israéliens, les unités libanaises déployées dans ces secteurs seraient sélectionnées, formées et contrôlées avec le soutien des États-Unis afin de garantir qu’elles ne soient liées ni au Hezbollah ni à d’autres groupes armés.
Israël souhaite toutefois maintenir une présence militaire dans une zone tampon proche de la frontière. Le gouvernement israélien affirme que cette mesure est nécessaire pour protéger les localités du nord du pays contre d’éventuelles attaques futures.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu’Israël ne quitterait pas totalement le sud du Liban, même sous pression américaine. De son côté, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que les troupes israéliennes resteraient sur place « aussi longtemps que nécessaire » pour assurer la sécurité du pays.
Le Hezbollah a rejeté les discussions en cours entre Beyrouth et Israël, dénonçant un projet qui, selon lui, ne répond pas aux exigences du Liban concernant le retrait complet des forces israéliennes.
Malgré ces divergences, les négociations se poursuivent et pourraient constituer une première étape vers une stabilisation durable de la frontière israélo-libanaise. Les États-Unis espèrent que ce mécanisme pilote permettra de renforcer le rôle de l’armée libanaise dans le sud du pays et de réduire les risques d’une reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah.
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