Le prochain gouvernement hongrois issu des élections législatives du 12 avril devra rapidement s’attaquer à la maîtrise des dépenses sociales pour stabiliser les finances publiques, selon l’agence de notation S&P Global.
L’institution alerte sur une situation budgétaire fragilisée, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie et les incertitudes pesant sur la reprise économique.
D’après S&P, le déficit de la Hongrie a déjà atteint près de 40 % de l’objectif annuel au cours des deux premiers mois de l’année, en raison notamment des dépenses importantes engagées avant le scrutin par le Premier ministre Viktor Orbán.
Au pouvoir depuis plus de 16 ans, ce dernier fait face à l’un des défis électoraux les plus importants de sa carrière, sur fond de tensions économiques.
L’agence de notation estime que, quel que soit le résultat des élections, le futur exécutif devra engager des mesures de consolidation budgétaire pour contenir la trajectoire des dépenses.
À défaut d’un rééquilibrage crédible à moyen terme, la Hongrie pourrait s’exposer à une dégradation de sa note souveraine, dans un environnement international déjà sous pression.
Ce diagnostic souligne les arbitrages difficiles à venir entre maintien des politiques sociales et discipline budgétaire dans un contexte économique tendu.
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