Alexandros Giotopoulos, considéré comme le cerveau du groupe de guérilla grec « 17 Novembre », responsable d’une longue campagne d’assassinats en Grèce, a été libéré de prison après plus de deux décennies de détention, selon des sources policières.
Âgé de 82 ans, Giotopoulos avait été arrêté en 2002 lors du démantèlement du groupe marxiste par les autorités grecques. Il avait ensuite été condamné en 2003, avant qu’une cour d’appel ne confirme en 2007 une peine de 17 condamnations à perpétuité assorties de 25 années supplémentaires d’emprisonnement.
L’ancien chef du groupe a toujours nié les accusations portées contre lui. Sa libération a été approuvée par une commission judiciaire après une demande déposée en 2025, selon les informations rapportées. D’après plusieurs médias grecs, cette requête était motivée par son état de santé.
Alexandros Giotopoulos a quitté jeudi la prison de haute sécurité de Korydallos, près d’Athènes. Sa remise en liberté est toutefois assortie de plusieurs conditions strictes, notamment l’interdiction de quitter le territoire grec, l’obligation de résider à l’adresse communiquée aux autorités et des présentations régulières au commissariat.
Le groupe « 17 Novembre » est considéré comme l’une des organisations armées les plus marquantes de l’histoire contemporaine grecque. Entre 1975 et 2000, il a revendiqué 23 assassinats, visant notamment des responsables grecs et étrangers.
Parmi ses victimes figurent Richard Welch, chef de station de la CIA à Athènes assassiné en 1975, un capitaine de la marine américaine, un diplomate turc ainsi que l’attaché de défense britannique Stephen Saunders, tué en 2000 lors de la dernière attaque connue du groupe.
Le nom de l’organisation faisait référence au soulèvement étudiant du 17 novembre 1973 contre la dictature militaire grecque, brutalement réprimé à l’époque. Initialement centré sur des assassinats ciblés, le groupe avait ensuite étendu ses activités aux attentats à la bombe et aux braquages de banques dans les années 1980.
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