Expulsée des États-Unis vers le Congo, une Colombienne dénonce des pressions pour retourner dans son pays
Expulsée des États-Unis vers le Congo, une Colombienne dénonce des pressions pour retourner dans son pays

Une ressortissante colombienne expulsée des États-Unis vers la République démocratique du Congo affirme subir des pressions pour retourner en Colombie, malgré les risques qu’elle dit encourir. Son témoignage intervient dans le cadre d’un nouvel accord d’expulsion conclu par l’administration de Donald Trump avec plusieurs pays africains.

Âgée de 29 ans et souhaitant rester anonyme par crainte de représailles, la jeune femme fait partie d’un premier groupe de 15 migrants sud-américains transférés la semaine dernière vers ce pays d’Afrique centrale. Selon elle, aucune alternative viable ne lui a été proposée depuis son arrivée, en dehors d’un retour dans son pays d’origine.

Deux autres migrants, originaires du Pérou et d’Équateur, affirment également avoir été confrontés à des pressions similaires. Tous trois déclarent que les autorités leur ont indiqué qu’ils devaient envisager un retour dans leur pays, malgré les dangers potentiels qui les y attendent.

Au moins l’un des membres de ce groupe disposerait pourtant d’une protection juridique documentée aux États-Unis, ce qui soulève des interrogations sur les conditions de ces expulsions. Les autorités américaines n’ont pas détaillé les cas individuels, invoquant des raisons liées à la sécurité des frontières.

Ces transferts s’inscrivent dans une politique migratoire renforcée, avec la signature d’accords d’expulsion vers des pays tiers, notamment en Afrique. La République démocratique du Congo, confrontée à une instabilité persistante, accueille ainsi ces migrants alors même que le pays compte déjà plus de sept millions de déplacés internes et plus d’un million de réfugiés à l’étranger.

Le département d’État américain a refusé de commenter ces situations individuelles. Mais ces témoignages soulèvent des inquiétudes sur le sort réservé à ces migrants, pris entre des politiques migratoires strictes et des conditions de retour jugées dangereuses.

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