Une femme et ses cinq enfants ont été libérés aux États-Unis après plus de dix mois de détention, marquant la plus longue incarcération familiale connue sous l’administration du président Donald Trump. Leur remise en liberté a été ordonnée par un juge fédéral, quelques heures avant leur sortie.
La famille, menée par Hayam El Gamal, avait été placée sous la responsabilité de l’Immigration and Customs Enforcement en juin de l’année précédente. Les cinq enfants, âgés de 5 à 18 ans, ont été détenus aux côtés de leur mère dans un centre au Texas.
La décision de justice émane du juge fédéral Fred Biery, qui a ordonné leur libération immédiate. Selon leur avocat, Eric Lee, la famille est désormais libre, bien que certaines conditions aient été imposées, notamment le port de bracelets électroniques pour la mère et sa fille aînée.
Cette affaire est liée à un contexte judiciaire plus large : l’ex-mari de Hayam El Gamal, Mohamed Sabry Soliman, est inculpé pour une attaque à la bombe incendiaire survenue à Boulder, dans le Colorado. Une victime de 82 ans, blessée lors de cet attentat, est décédée par la suite.
La décision de libération a suscité de vives réactions du côté du Department of Homeland Security, dont dépend l’ICE. L’administration a dénoncé une décision prise par un « juge activiste », estimant qu’elle pourrait poser des risques pour la sécurité.
Cette affaire relance le débat sur les politiques migratoires américaines, en particulier sur la détention des familles et la durée de ces mesures. Elle met en lumière les tensions persistantes entre impératifs de sécurité et respect des droits des migrants.
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