Crash du Boeing d’Air India : l’Inde retarde ses conclusions finales à l’approche du premier anniversaire du drame
Crash du Boeing d’Air India : l’Inde retarde ses conclusions finales à l’approche du premier anniversaire du drame

À quelques semaines du premier anniversaire du crash meurtrier d’un Boeing 787 d’Air India, les autorités indiennes poursuivent leurs investigations et préparent un rapport intérimaire plutôt qu’un rapport final, selon une source proche du dossier. La catastrophe, survenue le 12 juin 2025, avait fait 260 morts et marqué l’industrie aéronautique mondiale.

Le Bureau indien d’enquête sur les accidents d’aéronefs (AAIB) travaille actuellement sur un document présenté comme plus détaillé que le rapport préliminaire publié en juillet dernier. Ce rapport intermédiaire devrait examiner les causes principales possibles de l’accident ainsi que d’autres facteurs contributifs, tandis que les enquêteurs estiment avoir encore besoin de temps avant de rendre des conclusions définitives.

L’appareil, un Boeing 787-8 Dreamliner assurant la liaison entre Ahmedabad et Londres, s’était écrasé peu après le décollage. Le premier rapport d’enquête, long de quinze pages, révélait que les interrupteurs d’alimentation en carburant des deux moteurs s’étaient déclenchés presque simultanément, privant rapidement l’avion de poussée.

Selon une première évaluation des autorités américaines rapportée l’an dernier par Reuters, les échanges enregistrés dans le cockpit semblaient conforter l’hypothèse selon laquelle le commandant de bord aurait coupé l’alimentation en carburant des moteurs. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) avait toutefois estimé à l’époque qu’il était prématuré de tirer des conclusions définitives.

L’enquête mobilise également les autorités américaines, notamment le Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), puisque le Boeing 787 a été conçu et fabriqué aux États-Unis. Toutefois, en publiant un rapport intérimaire plutôt qu’un rapport final, les autorités indiennes ne sont pas tenues de transmettre leurs conclusions préalablement au NTSB.

Cette procédure pourrait néanmoins susciter des interrogations parmi les familles des victimes, qui attendent toujours des réponses précises sur les circonstances du drame. Le NTSB pourra en revanche formuler des observations lorsque le rapport final sera publié, ce qui pourrait contribuer à renforcer la crédibilité internationale des conclusions de l’enquête.

Le crash d’Air India reste à ce jour la catastrophe aérienne la plus meurtrière survenue dans le monde depuis une décennie, et continue d’alimenter les débats sur la sécurité des systèmes de contrôle et des procédures à bord des avions long-courriers modernes.

Partager

Communauté

Commentaires

Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.