Alors que Moscou pensait avoir consolidé sa frontière après avoir repris la région de Koursk, l’Ukraine vient de relancer une offensive terrestre en territoire russe, ciblant cette fois-ci la région de Belgorod. Depuis hier 19 mars 2025, des incursions ukrainiennes ont été confirmées par des sources officielles russes, mettant en lumière une intensification du conflit au-delà des lignes traditionnelles de front.
Selon le média The War Zone, des attaques ont été signalées dans plusieurs localités de la région, tandis que les autorités russes reconnaissent des pertes et une situation militaire complexe. Viatcheslav Gladkov, gouverneur de Belgorod, a admis sur Telegram que ses forces faisaient face à des combats difficiles. Cette incursion ukrainienne intervient quelques mois après une première opération éclair menée en août 2024 dans l’oblast de Koursk, que l’armée russe a finalement repris, notamment avec la reconquête de la ville de Soudja.
Ce nouvel assaut survient alors que des négociations pour un accord partiel de cessez-le-feu entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine sont en cours. Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a justifié cette opération comme une réponse stratégique aux mouvements de troupes russes près de Soumy, Kharkiv et Zaporijia, affirmant que son pays ne laisserait pas Moscou avancer sans riposte.
Du côté russe, cette offensive complique la stratégie de défense, alors que les efforts de sécurisation étaient principalement concentrés sur Koursk. Les analystes militaires russes suivent de près les événements, documentant les attaques dans les secteurs de Grafovka et de Prilesye. Le ministère russe de la Défense a rapporté cinq assauts ukrainiens dans la zone, confirmant l’ampleur de l’opération.
Alors que le conflit semblait s’orienter vers une possible accalmie diplomatique, cette incursion ukrainienne en territoire russe relance la dynamique militaire et pourrait peser lourdement sur les discussions en cours.