Le Congrès du Guatemala a nommé de nouveaux membres au Supreme Electoral Tribunal of Guatemala (TSE), l’organe chargé de superviser les élections, dans un contexte marqué par de fortes inquiétudes concernant l’influence de réseaux de corruption sur les institutions du pays.
Les parlementaires ont désigné cinq magistrats titulaires et cinq suppléants pour un mandat couvrant la période 2026-2032. Cette décision s’inscrit dans un vaste processus de renouvellement des principales institutions judiciaires et électorales.
Le nouveau tribunal électoral aura pour mission d’organiser et de superviser l’élection présidentielle de 2027, qui devra désigner le successeur du président actuel, Bernardo Arévalo, élu en 2023 sur un programme centré sur la lutte contre la corruption et qui ne peut pas briguer un nouveau mandat.
Plusieurs experts et observateurs internationaux ont toutefois exprimé leurs inquiétudes, estimant que ces nominations pourraient permettre à des groupes puissants ou à des réseaux criminels d’exercer une influence accrue sur le système judiciaire et électoral.
Les tensions politiques se sont accentuées ces derniers mois au Guatemala, notamment après la nomination controversée de certains magistrats à la Constitutional Court of Guatemala, la plus haute juridiction du pays, ce qui alimente les craintes d’un affaiblissement de l’État de droit.