Après la démission de Keir Starmer, le Kremlin ne s’attend à aucun changement dans les relations entre Londres et Moscou
Après la démission de Keir Starmer, le Kremlin ne s’attend à aucun changement dans les relations entre Londres et Moscou

Le Kremlin a estimé lundi que la démission du Premier ministre britannique Keir Starmer ne devrait pas modifier la politique du Royaume-Uni à l’égard de la Russie. Moscou considère que Londres maintiendra une ligne dure, quel que soit le successeur de l’actuel chef du gouvernement.

Keir Starmer a annoncé son départ, affirmant vouloir assurer une transition ordonnée du pouvoir d’ici septembre afin d’éviter toute instabilité politique. Son départ ouvrira la voie à l’arrivée d’un nouveau dirigeant à la tête du Royaume-Uni, qui s’apprête à connaître son septième Premier ministre en dix ans.

Réagissant à cette annonce, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Keir Starmer ne s’était jamais distingué par une volonté d’améliorer les relations entre Londres et Moscou. Selon lui, le dirigeant britannique a constamment soutenu le maintien d’une relation gelée entre les deux pays.

« Starmer n’a rien fait pour se distinguer sur la question des relations britannico-russes », a affirmé Dmitri Peskov devant la presse. Il a ajouté qu’il était peu probable qu’une personnalité politique britannique adopte à l’avenir une position sensiblement différente vis-à-vis de la Russie.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le Royaume-Uni figure parmi les principaux soutiens occidentaux de Kiev, fournissant une aide militaire, financière et diplomatique importante. Cette position a contribué à détériorer davantage les relations entre Londres et Moscou, déjà fragilisées par plusieurs crises au cours de la dernière décennie.

Les déclarations du Kremlin suggèrent que la Russie n’anticipe aucun rapprochement avec le Royaume-Uni à court terme, malgré le changement attendu à la tête du gouvernement britannique. Pour Moscou, le soutien de Londres à l’Ukraine demeure un élément central de la politique étrangère britannique et devrait se poursuivre après le départ de Keir Starmer.

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