Une enquête pour corruption visant la vice-Première ministre Belinda Balluku a déclenché une vague de manifestations en Albanie, mettant sous pression le gouvernement du Premier ministre Edi Rama. À Tirana, des protestataires ont lancé des cocktails Molotov contre des bâtiments officiels, tandis que la police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.
Selon l’acte d’accusation, Belinda Balluku aurait orienté des appels d’offres publics en faveur de certaines entreprises. Les procureurs allèguent une implication étroite de la vice-Première ministre dans des procédures de passation de marchés, accusations qu’elle conteste. L’affaire a rapidement pris une dimension politique majeure.
Les manifestations antigouvernementales, marquées par des affrontements violents, représentent un défi pour Edi Rama, au pouvoir depuis plusieurs années. Les slogans appelant à sa démission se sont multipliés, illustrant l’ampleur du mécontentement au sein d’une partie de la population.
Au-delà de la crise intérieure, ce scandale pourrait peser sur les ambitions européennes de l’Albanie. Le pays aspire à rejoindre l’Union européenne, mais la lutte contre la corruption et le renforcement de l’État de droit figurent parmi les critères clés examinés par Bruxelles.
L’enquête se poursuit alors que la tension reste vive dans la capitale. L’issue judiciaire et politique de cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur la stabilité du gouvernement et sur la trajectoire européenne de l’Albanie.