"À la maison" : Merz promet une Allemagne forte en Europe
« À la maison » : Merz promet une Allemagne forte en Europe

Le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, a effectué vendredi une visite remarquée à Bruxelles, où il a promis un retour actif de l’Allemagne dans la construction européenne. « Je rentre à la maison en Europe », a-t-il lancé, évoquant avec émotion son passé d’eurodéputé. À peine investi, il multiplie les signes de rupture avec son prédécesseur Olaf Scholz, jugé trop effacé à Bruxelles.

Priorité à la défense et à l’unité européenne

Face à une Europe fragilisée par la guerre en Ukraine et l’imprévisibilité de Washington, Merz a plaidé pour un renforcement des capacités de défense et un assouplissement des règles budgétaires afin de financer ces efforts. Il a aussi évoqué une « coalition des volontaires » pour sécuriser l’espace européen. « L’Amérique reste indispensable », a-t-il souligné, tout en assurant que l’Europe devait prendre davantage en main sa sécurité.

Soutenu par Ursula von der Leyen, qui a salué « un signal très important », Merz se montre aussi volontariste sur les enjeux économiques, évoquant son échange avec Donald Trump sur les droits de douane. Il entend ainsi replacer Berlin au centre du jeu diplomatique européen, affirmant que « les défis à venir nécessitent une Allemagne forte et présente ».

Cette nouvelle dynamique suscite un accueil favorable mais prudent. Si sa fermeté sur l’immigration inquiète certains partenaires, Merz a promis de « ne pas faire cavalier seul », rappelant son attachement à l’espace Schengen. L’Europe, dit-il, doit avancer « ensemble et solidairement », face à l’histoire qui s’accélère.

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