Ouragan Melissa : la Jamaïque face à un phénomène historique et dévastateur. Des vagues hautes et destructrices attendues. (AP/Matias Delacroix)
Ouragan Melissa : la Jamaïque face à un phénomène historique et dévastateur. Des vagues hautes et destructrices attendues. (AP/Matias Delacroix)

L’ouragan Melissa, classé en catégorie 5, s’apprête à toucher la Jamaïque avec une intensité exceptionnelle. Déjà responsable de plusieurs décès dans la région, il menace de provoquer des inondations massives et des glissements de terrain catastrophiques sur l’ensemble du territoire. Avec des vents atteignant 280 km/h, Melissa pourrait devenir l’un des ouragans les plus puissants à frapper l’île depuis le début des relevés météorologiques.

Des pertes humaines avant l’arrivée sur terre

Avant même l’atterrissage de l’ouragan, trois personnes ont perdu la vie en Jamaïque alors qu’elles se préparaient à son passage, notamment en coupant des branches ou en travaillant sur des échelles. Le bilan s’étend également à d’autres pays des Caraïbes, avec trois décès en Haïti et un en République dominicaine.

Le Centre National des Ouragans alerte sur des bourrasques « potentiellement mortelles » et des inondations « catastrophiques », comparables aux destructions provoquées par les ouragans Maria en 2017 à Porto Rico ou Katrina en 2005 à La Nouvelle-Orléans. Les autorités locales mettent en garde contre la possibilité de dégâts matériels exceptionnels, en particulier dans l’ouest du pays.

Des consignes d’évacuation largement ignorées

Le Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, a souligné que la plupart des infrastructures de la région ouest risquent de ne pas résister à un ouragan de cette intensité. Il a exhorté la population à évacuer les zones les plus vulnérables, mais de nombreux habitants refusent de quitter leur domicile.

« Je ne veux tout simplement pas partir », confie Jennifer Ramdial, une pêcheuse de Port-Royal. « Même s’il était de catégorie 6, je ne bougerais pas », renchérit Roy Brown, plombier-carreleur local, bien que l’échelle de Saffir-Simpson s’arrête à la catégorie 5. Plusieurs habitants expliquent cette réticence par des expériences passées décevantes dans les abris officiels.

Une trajectoire lente et des effets prolongés

Melissa se déplace à une vitesse très faible, environ 6 km/h, ce qui signifie que ses vents et pluies torrentielles pourraient affecter les localités touchées pendant plusieurs heures, voire une journée entière. Le NHC prévoit que l’ouragan pourrait mettre entre huit et douze heures pour traverser l’île. Les vagues sont décrites comme « hautes et destructrices », accentuant les risques d’inondation sur les zones côtières.

Une saison atlantique exceptionnelle

Melissa est la 13e tempête tropicale de la saison dans l’Atlantique, qui s’étend de début juin à fin novembre. Son intensité record, combinée à sa lenteur de déplacement, en fait une menace majeure pour la Jamaïque et les pays voisins des Caraïbes. Les autorités locales et internationales maintiennent un suivi rapproché afin de limiter les pertes humaines et matérielles.

Que retenir rapidement ?

L’ouragan Melissa, classé en catégorie 5, s’apprête à toucher la Jamaïque avec une intensité exceptionnelle. Déjà responsable de plusieurs décès dans la ré

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