Radio France : la grève prolongée après une nouvelle réunion de négociation infructueuse @Capture BFM TV
Radio France : la grève prolongée après une nouvelle réunion de négociation infructueuse @Capture BFM TV

La rentrée s’annonce toujours perturbée pour les auditeurs de Radio France. Lundi 25 août, la deuxième réunion entre la direction et l’intersyndicale n’a pas permis de débloquer la situation. Les antennes du service public (France Inter, France Bleu, France Culture, Franceinfo, France Musique, FIP et Mouv’) continueront donc de tourner au ralenti ce mardi, avec matinales écourtées, émissions annulées et antennes musicales improvisées. La direction a tenté de désamorcer le conflit en promettant de mettre par écrit, d’ici aujourd’hui mardi soir, ses nouvelles propositions. Une prochaine rencontre est prévue mercredi. « Nous restons dans un esprit d’ouverture », a déclaré la DRH Charlotte Ballero, tout en regrettant que « les positions de chacun soient caricaturées ». Mais du côté des syndicats (CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD, UNSA), le constat reste celui d’un blocage, confirmé lors de l’assemblée générale de lundi.

Réforme des locales et charge de travail, deux points de crispation

Si un compromis pourrait être trouvé sur l’avenir des formats longs de France Inter (Secrets d’info devenu Révélations, ainsi que Interception) ou sur la situation de Mouv’, deux sujets majeurs continuent d’alimenter la colère. Le premier est la réorganisation du réseau Ici (ex-France Bleu). Les syndicats dénoncent une réforme jugée trop verticale, éloignée de la mission de proximité promise aux auditeurs. Lundi, 22 locales sur 44 ont empêché la diffusion de leurs matinales. Le second point concerne la réforme des moyens de production : le remplacement du duo producteur-réalisateur par un seul « technicien chargé de réalisation » (TCR). Déjà en place dans certaines émissions, ce dispositif inquiète les équipes. Elles redoutent une surcharge de travail et une perte de qualité éditoriale. « S’il n’y a plus de différence avec le privé, la radio publique perd sa raison d’être », a résumé un représentant syndical. Alors que la direction cherche à maintenir sa réforme, l’intersyndicale campe sur ses positions. Sauf revirement mercredi, la grève pourrait s’installer durablement dans le paysage radiophonique de cette rentrée.

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