A quelques heures de la diffusion du très attendu « Complément d’enquête » sur France 2 (23h), ce jeudi 27 mars 2025, une vidéo de 25 minutes vient d’être mise en ligne sur YouTube. Plongée au coeur de la réunion décisive pour les droits TV, en juillet 2024, en présence de tous les présidents de clubs de football professionnels. Cette réunion a abouti à l’accord controversé LFP/DAZN+beIN Sports.
Dans cette séquence totalement folle, on se retrouve au premier rang pour assister à la guerre ouverte entre John Textor (OL) et Nasser Al-Khelaïfi (PSG).
« Assez, c’est assez ! »
« DAZN est une des plateformes les plus faibles du monde« , explique notamment le président de l’Olympique lyonnais. « Bien que beIN Sports soit puissant en France, je regarde des pubs sur le PSG alors que j’assiste à un match de Lyon, et je peux rater un but !« , exagère-t-il un peu ensuite… Il milite pour le lancement d’une plateforme de la LFP, à la manière du NBA League Pass aux Etats-Unis.
Nasser Al-Khelaïfi n’apprécie pas : « Jean-Pierre, je dois lui répondre. Premièrement, tu es l’expert, meilleur que quiconque. Viens avec ta garantie, apporte ton argent et mets en place ta plateforme. En partant de zéro, tu penses pouvoir gagner plus d’argent ?«
C’est encore plus houleux lorsque Nasser Al-Khelaïfi reprend de volée Benjamin Morel, directeur général de LFP Media. Ce dernier vient de présenter les packages possibles et les difficultés : « Tu agis contre la Ligue, contre les clubs… Assez, c’est assez ! Tu ne fais que créer des problèmes, tu détruis tout ce qui est proposé. J’ai essayé d’aider, d’être courtois. Mais là c’est trop. »
Les fans de football sur les réseaux sociaux se montrent assez stupéfaits devant une telle séquence et la violence de certains échanges. Certains présentent Nasser Al-Khelaïfi comme un « dictateur », coincé entre ses casquettes de président du PSG et de beIN média, accusé de « conflit d’intérêt » par Joseph Oughourlian (RC Lens).
Malheureusement, tout cela n’a laissé place qu’à des décisions catastrophiques pour l’avenir du football français, empêtré dans son marasme économique. Avec DAZN toujours très loin des objectifs de nombre d’abonnés et donc de rentabilité. La plateforme du britannique Len Blavatnik pourrait activer sa clause de départ en fin d’année 2025.