La LFP se réjouit de cette décision de justice
La LFP se réjouit de cette décision de justice

Un coup d’épée dans l’eau. Et encore un effet d’annonce. Pour rassurer de potentiels futurs diffuseurs, montrer son dynamisme et tenter de rassurer, la Ligue de Football Professionnel (LFP) vient de communiquer sur une victoire judiciaire sensée bloquer le piratage.

Dans les faits, le Tribunal judiciaire de Paris a bien rendu un jugement favorable à la LFP et à Canal+ contre les VPN, ces outils qui permettent d’afficher votre adresse IP à l’étranger et ainsi contourner les réglementations nationales. Ces derniers devront mettre en oeuvre des mesures de blocages de sites pirates.

Une avancée majeure ? Pas vraiment. Certes, Canal+ a également obtenu gain de cause et peut s’en réjouir. « Conformément à cette décision, Nord VPN, Cyberghost, Surfshark, ExpressVPN et Proton sont désormais contraints de bloquer 203 noms de domaines de sites illégaux de diffusion des matches de La Ligue des champions, de la Premier League et du Top 14 », précise le communiqué de la chaîne cryptée ce vendredi.

Perdu d’avance

Le hic, c’est que l’utilisation des VPN est un épiphénomène qui concerne quelques milliers de geeks, tout au plus. L’IPTV est un outil de piratage massif et ne fonctionne pas du tout avec des VPN.

De même, de plus en plus de personnes en Angleterre, en Espagne, en Italie ou en France achètent un abonnement à 29€ chez Elon Musk et son système de satellites Starlink. Il permet de générer des adresses IP dynamiques… C’est une lutte perdue d’avance.

Pour rappel, le seul moyen viable de stopper l’hémorragie, c’est à dire le piratage massif, c’est qu’un diffuseur propose un catalogne de contenus sportifs, dont la L1, à bonne valeur ajoutée, le tout à un prix non prohibitif. C’est ce qu’a fait l’industrie de la musique, via Spotify, Deezer ou Apple Music, pour s’en sortir.

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