NEW YORK — Les marchés boursiers américains ont terminé en nette progression jeudi, portés par l’annonce d’un accord commercial majeur entre les États-Unis et le Royaume-Uni, tandis que le président Donald Trump a laissé entendre que des négociations commerciales d’envergure avec la Chine pourraient suivre dès ce week-end.
L’accord prévoit une réduction significative des droits de douane britanniques, passant en moyenne de 5,1 % à 1,8 % sur les produits américains. En contrepartie, les États-Unis maintiendront un tarif de base de 10 % sur les importations britanniques. Cette entente a largement bénéficié aux entreprises américaines, en particulier dans le secteur aéronautique, avec une commande britannique de 10 milliards de dollars d’avions Boeing, faisant bondir l’action du constructeur de 3,3 %.
Les compagnies aériennes ont également profité de l’exemption de tarifs sur les pièces d’avion produites par Rolls-Royce, propulsant l’indice S&P des transporteurs aériens de 5,4 %, Delta Air Lines gagnant à elle seule 7,2 %. Le Dow Jones a terminé en hausse de 0,62 %, le S&P 500 de 0,58 % et le Nasdaq de 1,07 %, stimulé notamment par le secteur technologique.
Le marché a également été encouragé par les propos optimistes de Donald Trump sur les discussions prévues avec la Chine. Il a laissé entendre qu’un accord pourrait être trouvé plus rapidement que prévu, alimentant l’espoir d’un apaisement des tensions commerciales mondiales. « Le marché cherche une excuse pour croire à une sortie de crise, plutôt qu’une escalade dans la guerre commerciale », a résumé Scott Welch, directeur des investissements chez Certuity.
En parallèle, le maintien des taux d’intérêt par la Réserve fédérale a apporté un soutien modéré, bien que les signaux d’inflation et de ralentissement économique persistent. Malgré tout, les investisseurs tablent encore à 60 % sur une baisse des taux dès juillet, selon l’outil FedWatch du CME.
Sur le plan sectoriel, les valeurs liées à la consommation discrétionnaire, aux industries et à l’énergie ont affiché les meilleures performances. Le Russell 2000, plus sensible à l’économie domestique, a bondi de 1,9 %, atteignant son niveau le plus élevé depuis début avril.
Enfin, quelques valeurs individuelles se sont distinguées : Arm Holdings a chuté de 6,2 % après des prévisions décevantes, tandis que Tapestry a progressé de 3,7 % grâce à un relèvement de ses prévisions annuelles. À l’inverse, Krispy Kreme a plongé de 24,7 % après avoir retiré ses perspectives financières pour l’année.