Le marché des cryptomonnaies reste sous tension au 1er mars, après les frappes américaines et israéliennes en Iran qui ont ravivé l’instabilité géopolitique dans la région du Golfe. Le Bitcoin a d’abord fortement reculé avant d’amorcer un rebond technique, dans un contexte de grande prudence des investisseurs.
À la suite de l’annonce de l’opération militaire conjointe le 28 février, le Bitcoin a perdu jusqu’à 3,8 %, tombant brièvement sous les 63 000 dollars. Selon les données de CoinGecko, la capitalisation totale du marché crypto s’est contractée de 128 milliards de dollars en quelques minutes, sur fond de liquidations massives.
Rebond technique mais incertitudes persistantes
Ce 1er mars au matin, le Bitcoin a rebondi jusqu’à 68 196 dollars sur le marché londonien, avant de revenir autour de 67 000 dollars. Pour Hayden Hughes, associé chez Tokenize Capital, ce mouvement relèverait surtout d’un ajustement technique après la correction initiale. La véritable tendance pourrait se dessiner à la réouverture des marchés américains et des ETF adossés au Bitcoin.
Les analystes soulignent que les tensions régionales, notamment les risques autour du détroit d’Ormuz et les menaces d’extension du conflit, pourraient continuer d’alimenter la volatilité. Les flux vers les ETF Bitcoin seront particulièrement scrutés : un retournement marqué pourrait ramener le cours vers le seuil de support des 63 000 dollars.
Du côté des produits dérivés, les données de Deribit montrent une forte concentration d’options de vente autour de 60 000 dollars, signe d’une demande accrue de couverture. Parallèlement, des options d’achat se positionnent autour de 75 000 dollars, traduisant l’existence d’un scénario haussier chez certains investisseurs.
Dans l’immédiat, les spécialistes recommandent la prudence, estimant que les marchés restent sensibles aux développements géopolitiques comme aux prochaines décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.