Des manifestations ont rassemblé samedi des milliers de personnes dans toute la France à l’appel de 180 associations féministes et de défense des droits de l’enfant. Organisés dans le sillage de l’affaire Lyhanna, ces rassemblements visaient à réclamer l’adoption d’une loi-cadre consacrée à la prévention des violences sexuelles, à la protection des victimes et au renforcement de la réponse judiciaire. À Paris, les organisateurs ont annoncé 100.000 participants, contre 6.440 selon la préfecture de police.
Au total, 110 rassemblements ont été organisés à travers le pays. Selon une source policière, 10.700 personnes ont participé aux mobilisations en dehors de la capitale, notamment à Nantes, Bordeaux, Toulouse et Rennes. Plusieurs manifestants ont dénoncé les difficultés rencontrées par les victimes lors du dépôt de plainte et le manque de moyens accordés à la justice pour traiter ces affaires.
Une loi promise à l’automne
Les associations plaident pour un texte global inspiré du modèle espagnol, estimant que les mesures adoptées jusqu’à présent restent insuffisantes. Elles souhaitent agir sur l’ensemble de la chaîne, de la prévention à l’accompagnement des victimes, en passant par les enquêtes et les procédures judiciaires.
Une proposition de loi déposée fin 2025 reprend une partie de ces revendications. Le gouvernement s’est engagé à examiner un projet de loi à l’automne. D’ici là, des discussions doivent se tenir avec les parlementaires afin d’arrêter les mesures qui seront retenues. Depuis le meurtre de Lyhanna, des rassemblements sont organisés chaque semaine devant plusieurs tribunaux et devant le ministère de la Justice à Paris.
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