Carburants: les taxis réclament leur part d'aide et mettent en avant le transport sanitaire
Carburants: les taxis réclament leur part d'aide et mettent en avant le transport sanitaire

Cette fois, ce sont les taxis qui frappent à la porte. Après les pêcheurs, les agriculteurs et les routiers, la profession demande à être réintégrée parmi les bénéficiaires d’une aide au carburant face à des prix durablement élevés, sur fond de guerre et de marché mondial sous tension. Une réunion est prévue vendredi en fin d’après-midi au ministère des Transports, à Paris, entre les représentants du secteur et le cabinet du ministre Philippe Tabarot, quelques heures après un échange du même type avec les VTC dans la matinée.

L’Union nationale des taxis réclame un dispositif comparable à celui accordé à d’autres métiers de la route, et son premier vice-président Mouhssine Berrada résume la demande sans détour: « Nous demandons de réintégrer les taxis dans la liste des bénéficiaires de l’aide au carburant. » Dans un métier où les tarifs ne se réajustent pas au rythme de la pompe, chaque centime finit par peser lourd, et le compteur, lui, ne fait pas de sentiment.

« Sans aide, c’est l’accès aux soins qui se fragilise »

Au-delà du portefeuille, les taxis mettent en avant un argument qui parle à tout le monde: les trajets conventionnés pour les malades, colonne discrète mais massive de l’organisation des soins. Environ 34.000 taxis, sur 65.000 en France, assurent ces transports vers les hôpitaux et les cabinets, et la profession avertit que la hausse du carburant menace l’équilibre économique de ces courses. « En n’aidant pas les taxis, c’est l’accès aux soins qui est menacé », insiste Mouhssine Berrada.

La Fédération nationale des taxis (FNDT) va plus loin et demande « un tarif plancher des carburants à 1,80 euro » ainsi que le gel de la taxe CEE, doublée depuis janvier à 16 centimes par litre, selon son secrétaire Dominique Buisson. Le ministère reconnaît déjà que « le dispositif prévu pour les transporteurs routiers n’est pas adapté aux taxis », tout en rappelant l’existence d’étalements de charges et l’éligibilité, sous conditions, à l’aide pour les grands rouleurs. Reste l’arbitrage politique, attendu « dans les prochains jours », avec une question en filigrane: jusqu’où l’État peut-il multiplier les exceptions sans transformer la pompe en guichet permanent.

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