Les chercheurs de l’Établissement français du sang viennent de mettre en lumière un groupe sanguin inconnu jusqu’alors. Baptisé « Gwada négatif », ce système sanguin rarissime ne concerne, à ce jour, qu’une seule patiente d’origine guadeloupéenne. Il s’agit du 48e groupe sanguin officiellement identifié dans le monde.
Une découverte unique mais porteuse d’espoir
Ce nouveau groupe, détecté grâce aux récentes avancées en séquençage ADN, ouvre une nouvelle page dans la compréhension de la compatibilité sanguine. Bien que cette patiente soit pour l’instant l’unique porteuse connue, les chercheurs estiment qu’il pourrait exister d’autres individus compatibles, notamment parmi les populations afro-caribéennes. Désormais identifié, le « Gwada négatif » pourra faire l’objet de recherches ciblées dans le monde entier. La compatibilité des groupes sanguins est un enjeu vital, notamment en cas de transfusion. Un sang incompatible peut provoquer des réactions violentes allant de malaises sévères jusqu’à des conséquences potentiellement mortelles, rappelle Thierry Peyrard, biologiste médical à l’EFS.
Une avancée utile bien au-delà de la transfusion
La découverte de nouveaux groupes sanguins ne se limite pas à l’urgence transfusionnelle. Elle permet aussi d’éclairer certaines pathologies jusque-là inexpliquées. Le spécialiste évoque le cas ancien de trois membres d’une même fratrie, atteints de troubles rhumatologiques mystérieux depuis l’adolescence. Ce n’est qu’après avoir identifié leur groupe sanguin rare que les médecins ont pu établir un lien probable avec leurs symptômes. L’EFS poursuit ses travaux et annonce déjà une nouvelle piste de recherche prometteuse, dont les résultats sont attendus d’ici 2026. Ces découvertes pourraient contribuer à des avancées majeures, notamment dans les domaines de la cancérologie, de la neurologie ou de la rhumatologie.