La Fête des Lumières, d’ordinaire rendez-vous familial et festif, a été brièvement éclipsée samedi soir par une projection sauvage sur la façade du musée des Beaux-Arts. En pleine affluence place des Terreaux, des messages violemment hostiles aux forces de l’ordre, tels que « la police blesse et tue » ou « non à l’État policier », sont apparus quelques secondes avant de disparaître. Les vidéos, relayées sur les réseaux sociaux, ont immédiatement suscité une vague d’indignation tandis que les auteurs sont activement recherchés.
Une polémique en plein cœur d’un événement sous haute sécurité
La réaction des forces de l’ordre a été immédiate. Le syndicat Alliance Police a dénoncé une attaque dangereuse contre des agents mobilisés pour sécuriser un événement qui attire près de deux millions de visiteurs chaque année. La préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a condamné sur X un « insupportable message de haine » et rappelé l’ampleur du dispositif sécuritaire, dans un contexte de menace terroriste élevée. Plus de 500 policiers nationaux et des militaires de la gendarmerie sont déployés dans la ville pour encadrer l’événement.
Le maire de Lyon Grégory Doucet a lui aussi exprimé sa solidarité avec les policiers, fustigeant des projections « dénigrantes » au moment même où ces agents travaillent sans relâche pour sécuriser les rues illuminées. La polémique intervient alors que la ville expose 23 œuvres lumineuses pour l’édition 2025 de la Fête des Lumières, héritière d’une tradition religieuse devenue l’un des grands rendez-vous culturels du pays.