Facebook a supprimé une page utilisée pour identifier et harceler des agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), à la demande du ministère américain de la Justice. Selon les autorités, cette page diffusait des informations personnelles sur des employés fédéraux, exposant plusieurs d’entre eux à des menaces et à des campagnes de harcèlement en ligne.
Le procureur général américain, Pam Bondi, a déclaré que la page supprimée violait les lois fédérales sur la protection des fonctionnaires. « Cette plateforme a été utilisée pour divulguer des données privées et cibler délibérément des agents de l’immigration, mettant leur sécurité et celle de leurs familles en danger », a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Meta, la société mère de Facebook, a confirmé la suppression de la page, précisant qu’elle avait agi conformément à ses politiques interdisant la publication d’informations personnelles (ou doxxing) et tout contenu incitant à la violence. Le groupe a indiqué avoir coopéré avec le ministère de la Justice dans le cadre de l’enquête.
Apple et Google ont pris des mesures similaires, retirant de leurs plateformes respectives des applications liées à cette campagne de harcèlement. Ces suppressions s’inscrivent dans un effort plus large des grandes entreprises technologiques pour limiter l’utilisation abusive de leurs outils à des fins de menace ou d’intimidation.
Le ministère de la Justice n’a pas précisé l’origine de la page ni si des poursuites seraient engagées contre ses administrateurs. L’affaire relance toutefois le débat sur l’équilibre entre la liberté d’expression et la sécurité des fonctionnaires américains, dans un contexte de forte polarisation autour de la politique migratoire du pays.