L’année 2025 s’inscrit parmi les plus chaudes observées en France depuis le début des relevés en 1900, selon le bilan provisoire publié par Météo-France. Sans battre de record absolu, elle devrait se classer au 3ᵉ ou 4ᵉ rang, derrière 2022 et 2023. La température moyenne annuelle atteint environ 14 °C, soit +1 °C par rapport aux normales 1991-2020, confirmant l’accélération du réchauffement climatique sur le territoire.
Des records de chaleur bien plus fréquents que le froid
Tout au long de l’année, plusieurs épisodes de chaleur anormalement élevée ont été enregistrés, au printemps, en été mais aussi à l’automne, avec des températures supérieures aux normales en mai, juin, août, novembre et début décembre. Météo-France souligne qu’un jour sur deux a été plus chaud que la moyenne saisonnière, contre un jour sur cinq seulement en dessous des normales. Les records de chaleur ont ainsi été dix fois plus nombreux que les records de froid, un signal fort d’une évolution climatique rapide.
Cette tendance dépasse largement les frontières françaises. À l’échelle mondiale, 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude jamais mesurée, quasiment au niveau du record établi en 2023, selon l’observatoire européen Copernicus. Si les précipitations sont restées globalement proches de la normale en France, après une année 2024 très pluvieuse, la répétition des épisodes caniculaires confirme, pour les climatologues, l’installation durable d’un nouveau régime climatique.