La Banque africaine de développement (BAD) a lancé une conférence de donateurs afin de réunir 25 milliards de dollars pour son fonds dédié aux prêts à faible coût aux pays les plus pauvres du continent, dans un contexte de désengagement financier des États-Unis qui fragilise cet objectif.
Plus tôt cette année, l’administration américaine a suspendu un versement de 197 millions de dollars promis lors du précédent cycle de reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD). Cette décision a alimenté les incertitudes sur la participation future de Washington à la campagne de levée de fonds, qui se tient sur deux jours à Londres.
La BAD a indiqué que les États-Unis seraient représentés aux discussions, sans toutefois confirmer un engagement financier. Selon l’institution, l’absence de contribution américaine laisserait un déficit estimé à 560 millions de dollars, difficile à combler uniquement par les partenaires actuels.
Certains pays européens, notamment le Danemark et la Norvège, ont proposé d’augmenter leur soutien, tandis que plusieurs États africains ont également annoncé des contributions supplémentaires. Malgré ces engagements, la banque estime que l’effort collectif reste insuffisant pour compenser entièrement le retrait américain.
Le Fonds africain de développement constitue l’un des principaux instruments de financement concessionnel pour les pays à faible revenu, en soutenant des projets d’infrastructures, d’énergie, de santé et d’éducation. La BAD souligne que la réussite de cette levée de fonds est cruciale pour maintenir le rythme des investissements nécessaires au développement du continent dans un contexte économique mondial incertain.