Le groupe Carrefour a annoncé, jeudi 24 juillet, l’ouverture de négociations exclusives en vue de céder l’ensemble de ses activités en Italie, incluant 1 188 magasins, à la société agroalimentaire NewPrinces. La transaction serait conclue pour un prix jugé « symbolique », dans un contexte de résultats dégradés et de stratégie de recentrage sur les marchés considérés comme porteurs, tels que la France, l’Espagne ou le Brésil. La branche italienne du distributeur, implantée depuis 1993, n’a plus généré de résultats positifs depuis 2022. En 2024, malgré un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros – représentant environ 4 % de l’activité globale du groupe –, ses résultats opérationnels sont restés négatifs, tout comme ses flux de trésorerie. Les difficultés rencontrées dans le pays ont été attribuées à une concurrence fragmentée, à une baisse du pouvoir d’achat, à la hausse des coûts logistiques et énergétiques, ainsi qu’à une pression accrue sur les marges.
Une baisse catastrophique du résultat net
Le groupe, toujours dirigé par Alexandre Bompard, a enregistré une baisse de 30 % de son résultat net sur les six premiers mois de 2025. Début juillet, Carrefour avait déjà annoncé la suppression de 175 postes au sein du siège italien basé à Milan. En contrepartie de cette cession, Carrefour devrait assumer une perte de trésorerie estimée à 240 millions d’euros, correspondant notamment à une contribution financière destinée à accompagner le projet de reprise. L’accord avec NewPrinces prévoit un investissement d’au moins 200 millions d’euros pour renforcer la viabilité de l’activité à long terme. Durant une phase transitoire, la marque Carrefour continuera d’être exploitée sous licence.