KIEV, 28 juillet – Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a félicité lundi le président américain Donald Trump pour sa décision de réduire à 10 ou 12 jours le délai accordé à la Russie pour faire des progrès concrets vers la fin de la guerre en Ukraine, une annonce qui renforce, selon lui, l’espoir d’une « paix réelle ».
Dans un message publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), Zelensky a qualifié la position de Trump de « claire » et salué sa « détermination exprimée ». Il a souligné que ce nouveau signal de fermeté des États-Unis intervient à un moment critique où « beaucoup de choses peuvent changer par la force ».
Trump a annoncé plus tôt ce lundi, depuis l’Écosse, un raccourcissement radical du délai de 50 jours précédemment accordé à la Russie. Il a averti que si aucun progrès notable n’était observé dans les négociations ou sur le terrain d’ici cette échéance, des sanctions plus sévères seraient envisagées. Cette prise de position intervient dans un contexte de frustration croissante à Washington face à l’enlisement du conflit qui dure depuis plus de trois ans et demi.
Le soutien public de Zelensky à cette déclaration reflète la volonté de Kyiv de maintenir une pression internationale maximale sur Moscou. Depuis le début du conflit, le président ukrainien a multiplié les appels à ses alliés occidentaux pour accélérer les livraisons d’armes, renforcer les sanctions contre la Russie et conditionner toute initiative diplomatique à des avancées concrètes sur le terrain.
Jusqu’à présent, la Russie n’a pas officiellement réagi à cette nouvelle date butoir. Mais le Kremlin a déjà rejeté par le passé toute tentative de dictée extérieure, qualifiant les délais imposés par les puissances occidentales d’« inacceptables ».
Le conflit, qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de civils et de militaires, reste dans une impasse, malgré des lignes de front qui ont peu évolué ces derniers mois. Le message de Trump pourrait marquer une nouvelle phase dans l’approche américaine, conjuguant pression diplomatique, menace de sanctions renforcées et volonté affichée d’accélérer les négociations de sortie de crise.