KIEV – Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exigé dimanche que la Russie confirme sans équivoque un cessez-le-feu complet à partir du 12 mai avant que des négociations de paix directes puissent être envisagées. Cette déclaration intervient au lendemain d’un soutien unanime des puissances occidentales, dont les États-Unis, en faveur d’un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours en Ukraine.
« C’est un signe positif que les Russes aient finalement commencé à envisager de mettre fin à la guerre », a affirmé Zelenskiy sur le réseau X (ex-Twitter), saluant la proposition russe de dialogue direct tout en insistant sur la nécessité d’un arrêt immédiat des hostilités. « La toute première étape pour vraiment mettre fin à toute guerre est un cessez-le-feu. »
La réaction de Zelenskiy intervient en réponse à une proposition du président russe Vladimir Poutine, faite tôt dimanche, d’engager des pourparlers directs dès jeudi à Istanbul. Mais Kiev, soutenu par ses alliés européens et Washington, estime que des négociations ne peuvent s’engager qu’en présence d’un cessez-le-feu « complet, durable et fiable ».
Le chef de cabinet de Zelenskiy, Andriy Yermak, a été clair dans ses déclarations : « D’abord un cessez-le-feu, puis tout le reste. » Il a également dénoncé les tentatives de Moscou de « jouer sur les mots » pour échapper à un engagement clair.
Du côté ukrainien, la méfiance reste forte face aux intentions de la Russie, accusée d’avoir déjà violé des trêves temporaires récentes. Le responsable du Conseil national de sécurité ukrainien, Andriy Kovalenko, a renchéri : « La Russie doit accepter un cessez-le-feu complet, ce qu’elle tente constamment d’éviter. »
La balle est désormais dans le camp du Kremlin, dont la réponse à cette exigence pourrait déterminer si les négociations proposées auront effectivement lieu, et si une désescalade concrète est en vue après plus de trois ans de guerre.