Les dirigeants européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky doivent s’entretenir mercredi avec le président américain Donald Trump afin de coordonner leurs positions avant sa rencontre prévue vendredi en Alaska avec Vladimir Poutine. L’objectif affiché par les Européens est de convaincre Washington de défendre pleinement les intérêts ukrainiens dans les négociations visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis trois ans et demi.
Cette initiative traduit les inquiétudes croissantes à Bruxelles et dans plusieurs capitales européennes : elles redoutent que les discussions bilatérales entre Trump et Poutine n’aboutissent à un accord imposant à Kyiv des concessions jugées inacceptables, notamment sur le contrôle territorial et les garanties de sécurité.
Selon des sources diplomatiques, les dirigeants européens veulent rappeler à la Maison Blanche l’importance de maintenir l’intégrité territoriale de l’Ukraine et de ne pas valider de facto les gains militaires russes. Ils insistent également sur la nécessité de conserver les sanctions contre Moscou tant que les forces russes n’auront pas quitté l’ensemble du territoire ukrainien reconnu internationalement.
Trump a affirmé que les parties étaient « proches d’un accord » susceptible de mettre fin au conflit, sans en dévoiler les détails. Cette déclaration alimente les spéculations sur la nature des compromis possibles et renforce la volonté des Européens d’être impliqués directement dans les discussions, plutôt que de se voir présenter un plan final élaboré entre Washington et Moscou.
Les observateurs estiment que la réunion de mercredi sera décisive pour déterminer le degré d’unité entre les alliés occidentaux face à la Russie, à un moment où les divergences sur la stratégie à adopter restent sensibles.