Trump affirme que les États-Unis ont frappé une installation en Amérique du Sud liée au narcotrafic (AP)
Trump affirme que les États-Unis ont frappé une installation en Amérique du Sud liée au narcotrafic (AP)

Le président américain Donald Trump a laissé entendre que les États-Unis avaient récemment « frappé » une installation en Amérique du Sud qu’il a associée à des opérations de trafic de drogue maritime, sans fournir de détails supplémentaires. Cette déclaration a été faite lors d’une intervention improvisée à la radio, alors que Washington accentue la pression sur le Venezuela.

Donald Trump s’exprimait vendredi lors d’un échange téléphonique avec l’animateur John Catsimatidis sur la station WABC, alors qu’il évoquait les frappes américaines contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue dans la mer des Caraïbes et l’est de l’océan Pacifique. Selon les chiffres avancés par les autorités américaines, ces opérations ont fait au moins 105 morts lors de 29 frappes connues depuis début septembre.

« Ils ont une grande usine, une grande installation d’où partent, vous savez, les navires », a déclaré le président. « Il y a deux nuits, nous l’avons neutralisée. Nous les avons donc frappés très durement », a-t-il ajouté, sans préciser la nature de l’attaque ni le lieu exact visé.

Aucune confirmation officielle n’a été apportée par le Pentagone, qui a renvoyé les questions vers la Maison-Blanche. Cette dernière n’avait pas réagi immédiatement aux demandes de commentaires. Contrairement aux frappes contre des embarcations, habituellement annoncées sur les réseaux sociaux par le secrétaire à la Défense ou par l’armée américaine, aucune communication n’a fait état d’une attaque visant une installation terrestre.

Les autorités vénézuéliennes n’ont pas non plus réagi dans l’immédiat aux propos du président américain. Depuis plusieurs mois, Donald Trump évoque la possibilité de frappes terrestres en Amérique du Sud, au Venezuela ou dans un autre pays, affirmant récemment que les États-Unis passeraient « bientôt » des attaques contre des bateaux à des opérations sur la terre ferme.

En octobre, le président américain avait confirmé avoir autorisé la CIA à mener des opérations clandestines au Venezuela. Parallèlement aux frappes, Washington a renforcé sa présence militaire dans la région, déployé des navires de guerre et saisi deux pétroliers, tout en poursuivant un troisième.

L’administration Trump affirme être engagée dans un « conflit armé » contre les cartels de la drogue afin de stopper l’afflux de stupéfiants vers les États-Unis. De son côté, le président vénézuélien Nicolás Maduro soutient que l’objectif réel de ces opérations militaires est de le contraindre à quitter le pouvoir, dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Washington et Caracas.

Partager