Le président sud-coréen Lee Jae Myung a échappé de peu à ce qu’il a décrit comme un « moment Zelenskiy » lors de sa première rencontre officielle avec Donald Trump, lundi à Washington. L’expression fait référence aux situations diplomatiques inconfortables vécues par le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de ses échanges passés avec l’ancien président américain.
À son arrivée, Lee a été accueilli par des déclarations polémiques de Trump, relayant des théories du complot d’extrême droite évoquant une prétendue « purge » politique en Corée du Sud. Cet épisode a d’abord fait craindre un sommet houleux. Mais les deux dirigeants sont rapidement parvenus à apaiser ce qu’ils ont ensuite qualifié de « malentendu », permettant à la rencontre de se poursuivre dans un climat plus constructif.
Le sommet, considéré comme crucial par Séoul, a finalement répondu aux attentes de la partie sud-coréenne, selon des responsables et des analystes. Il a permis d’ouvrir un canal de dialogue direct entre les deux présidents, malgré les incertitudes entourant la politique étrangère de Trump et les tensions persistantes dans la région, notamment avec la Corée du Nord et la Chine.
Si aucun accord majeur n’a été annoncé, les discussions ont porté sur des sujets clés tels que la sécurité dans la péninsule coréenne, la coopération militaire bilatérale et les relations économiques. De nombreux points restent à négocier, mais les diplomates sud-coréens ont salué une rencontre qui a, selon eux, posé les bases d’un dialogue régulier.
Pour Lee Jae Myung, élu récemment à la présidence, ce premier face-à-face avec Trump constituait un test de stature internationale. Le fait d’avoir évité une confrontation publique embarrassante tout en préservant l’essentiel des intérêts sud-coréens est perçu à Séoul comme un succès diplomatique prudent, mais significatif.