Sommet africain pour le climat - les dirigeants veulent proposer un modèle mondial après le retrait des États-Unis de l’accord de Paris @AP
Sommet africain pour le climat - les dirigeants veulent proposer un modèle mondial après le retrait des États-Unis de l’accord de Paris @AP

Les dirigeants africains réunis lundi à Addis-Abeba ont affirmé leur ambition de faire du continent un modèle dans la lutte contre le changement climatique, en misant sur les investissements verts. Cette prise de position intervient alors que le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a fragilisé les efforts internationaux pour contenir la crise climatique.

Le deuxième Sommet africain pour le climat (ACS2) a rassemblé chefs d’État et délégués dans la capitale éthiopienne, avec pour objectif d’unifier les positions avant les prochaines négociations mondiales prévues au Brésil. L’Éthiopie, pays hôte, a appelé à la création d’une initiative panafricaine en faveur de l’innovation climatique.

« L’Afrique doit devenir un laboratoire de solutions durables face aux défis climatiques », a déclaré le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, insistant sur le potentiel du continent en matière d’énergies renouvelables et d’innovation écologique.

Malgré une exposition disproportionnée aux catastrophes liées au climat – glissements de terrain, inondations et sécheresses qui se sont multipliés cette année – l’Afrique ne reçoit actuellement qu’environ 1 % du financement climatique mondial. Les dirigeants présents réclament une redistribution plus équitable des ressources afin de soutenir l’adaptation et la transition énergétique.

Au-delà des revendications financières, les responsables africains souhaitent présenter une vision proactive, axée sur les investissements verts, pour montrer que le continent peut être à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique. Cette dynamique vise aussi à renforcer le poids de l’Afrique dans les négociations internationales, longtemps dominées par les grandes puissances industrielles.

Le sommet d’Addis-Abeba marque ainsi une étape stratégique pour placer la voix africaine au centre des discussions mondiales, alors que les conséquences du dérèglement climatique continuent de peser lourdement sur les populations et les économies du continent.

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