SEOUL – La Corée du Sud a fait part de ses préoccupations à la Chine après l’établissement d’une zone d’interdiction de navigation dans une zone maritime provisoire, a annoncé samedi le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
Dans un communiqué laconique, Séoul a déclaré avoir « exprimé ses inquiétudes » auprès de Pékin au sujet de cette initiative, sans préciser la localisation exacte de la zone concernée ni les motifs avancés par la Chine pour justifier cette mesure.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional tendu, alors que la Chine multiplie les démonstrations de force en mer de Chine orientale et méridionale, provoquant l’inquiétude de plusieurs pays voisins quant à ses intentions stratégiques.
Bien que le ministère sud-coréen n’ait pas donné davantage de détails, les zones d’interdiction de navigation, souvent mises en place pour des exercices militaires ou des essais de missiles, sont généralement perçues comme des signes d’affirmation territoriale. De telles décisions unilatérales peuvent aussi perturber la navigation commerciale et la pêche, deux secteurs cruciaux pour l’économie sud-coréenne.
Cette inquiétude s’ajoute à une série d’autres frictions régionales impliquant la Chine, notamment des tensions persistantes avec Taïwan, le Japon, les Philippines et le Vietnam autour de revendications maritimes disputées.
Séoul a rappelé l’importance de la liberté de navigation dans les eaux internationales et a appelé la Chine à davantage de transparence et de coopération dans ses activités maritimes. Pour l’heure, Pékin n’a pas officiellement réagi aux remarques sud-coréennes.