Ce samedi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé un cessez-le-feu temporaire en Ukraine à l’occasion du week-end de Pâques, invoquant des «considérations humanitaires». Cette trêve, qui prend effet à 17 heures à Paris, doit durer jusqu’à la nuit de dimanche à lundi.
« Je donne l’ordre de cesser toutes les hostilités pendant cette période », a déclaré le chef du Kremlin lors d’une réunion diffusée à la télévision nationale, aux côtés du chef d’état-major Valeri Guérassimov. Poutine a également appelé les autorités ukrainiennes à en faire de même, soulignant le caractère symbolique et spirituel de cette pause dans les combats, à l’occasion de la fête chrétienne.
Cette trêve intervient dans un contexte toujours tendu sur le front, marqué ces dernières semaines par une intensification des affrontements. Moscou insiste sur le fait qu’il s’agit d’un geste humanitaire, sans pour autant indiquer si cette suspension pourrait être prolongée ou ouvrir la voie à de nouvelles négociations.
Zelensky accepte la trêve et souhaite qu’elle se prolonge après Pâques
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté accepté la trêve et exprimé son souhait de voir le cessez-le-feu temporaire instauré à l’occasion des fêtes de Pâques se prolonger au-delà de cette période symbolique. Dans un discours, le président ukrainien a insisté sur l’importance de saisir cette trêve comme une opportunité pour amorcer un processus de désescalade durable.
« La paix ne peut pas être seulement temporaire. Si nous avons pu faire taire les armes pour Pâques, pourquoi ne pas continuer ? Pourquoi ne pas construire sur ce moment d’humanité pour avancer vers la fin des hostilités ? », a déclaré le chef de l’État ukrainien dans une allocution télévisée.
Zelensky a appelé la communauté internationale à soutenir les efforts en faveur d’une prolongation du cessez-le-feu, soulignant que « chaque jour sans tirs est une victoire pour la vie, pour les familles, pour les enfants. »