Netanyahou accuse le Premier ministre australien d’avoir « abandonné » la communauté juive après la reconnaissance d’un État palestinien
Netanyahou accuse le Premier ministre australien d’avoir « abandonné » la communauté juive après la reconnaissance d’un État palestinien

JÉRUSALEM/LE CAIRE – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé jeudi qu’Israël avait l’intention d’étendre son contrôle militaire à l’ensemble de la bande de Gaza, tout en assurant ne pas vouloir en assumer la gouvernance à long terme. Cette déclaration intervient alors que la guerre, qui ravage l’enclave palestinienne depuis près de deux ans, suscite des critiques de plus en plus vives tant en Israël qu’à l’étranger.

Dans un entretien accordé à Fox News, Netanyahou a précisé les objectifs de son gouvernement : « Nous ne voulons pas le conserver. Nous voulons un périmètre de sécurité. Nous ne voulons pas le gouverner. Nous ne voulons pas y être un organe de gouvernance. » Il a ajouté qu’Israël envisageait de transférer la gestion du territoire à des « forces arabes », sans toutefois préciser quelles nations seraient concernées ni dans quel cadre cette gouvernance serait exercée.

Ces déclarations font suite à la préparation d’une réunion avec un cercle restreint de ministres israéliens de haut rang, convoquée jeudi pour discuter de l’élargissement de la campagne militaire dans Gaza. L’objectif annoncé : renforcer la mainmise de l’armée israélienne sur le territoire côtier.

L’annonce du Premier ministre s’inscrit en opposition directe avec la position de plusieurs responsables militaires israéliens, dont le chef d’état-major Eyal Zamir, qui s’est publiquement opposé à une prise de contrôle complète de Gaza, jugeant la stratégie risquée et potentiellement contre-productive.

Sur le plan intérieur, les sondages d’opinion indiquent que la majorité des Israéliens souhaitent avant tout un accord pour libérer les otages encore détenus par des groupes armés dans l’enclave. Selon les autorités, une vingtaine d’otages seraient toujours vivants à Gaza. L’extension de l’offensive militaire, sans perspective politique claire, pourrait donc se heurter à une opinion publique de plus en plus lassée.

À l’échelle internationale, la position de Netanyahou risque également d’intensifier les critiques, alors que les pressions diplomatiques pour mettre fin au conflit s’intensifient, notamment dans les capitales européennes et arabes. Les déclarations du Premier ministre pourraient compliquer davantage les efforts de médiation en cours et accroître l’isolement d’Israël sur la scène internationale.

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