Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré dimanche qu’une nouvelle offensive militaire contre la ville de Gaza débuterait « assez rapidement », confirmant ainsi l’escalade du conflit malgré la montée des appels internationaux à une trêve. Cette annonce survient alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies a de nouveau entendu des plaidoyers en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et d’un accès accru à l’aide humanitaire pour la population palestinienne.
S’exprimant après l’approbation, vendredi, par son cabinet de sécurité, d’un plan controversé visant à prendre le contrôle total de la ville, Netanyahou a affirmé qu’il n’avait « pas d’autre choix » que de « terminer le travail ». Selon lui, la défaite du Hamas est indispensable pour obtenir la libération des otages toujours détenus depuis les attaques en territoire israélien. Le dirigeant a insisté sur le fait que l’opération militaire restait, à ses yeux, la seule voie pour garantir la sécurité d’Israël.
La situation sur le terrain reste particulièrement tendue. Dimanche soir, cinq journalistes ont été tués lors de frappes aériennes israéliennes, selon la chaîne Al Jazeera. Les autorités israéliennes ont affirmé que l’un de ces reporters dirigeait une cellule opérationnelle du Hamas, accusation rejetée par plusieurs ONG de défense de la presse. Ces décès s’ajoutent à une longue liste de victimes civiles et suscitent une vive inquiétude au sein de la communauté internationale.
Au Conseil de sécurité, plusieurs pays ont exhorté Israël à suspendre son offensive et à faciliter un acheminement massif d’aide humanitaire. Les agences de l’ONU préviennent que la situation humanitaire à Gaza est désormais critique, avec des pénuries aiguës de nourriture, d’eau potable et de médicaments. Malgré ces avertissements, le gouvernement israélien reste déterminé à poursuivre ses opérations jusqu’à ce qu’il considère que ses objectifs militaires soient atteints.
Cette nouvelle phase d’hostilités risque de prolonger un conflit déjà marqué par de lourdes pertes humaines et une dégradation alarmante des conditions de vie dans l’enclave palestinienne. Alors que les discussions diplomatiques piétinent, les perspectives d’une désescalade rapide apparaissent de plus en plus éloignées.