Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré mardi qu’il reprendrait directement contact avec Donald Trump si les discussions économiques entre le Brésil et les États-Unis ne progressaient pas d’ici la fin de la COP30, qui se tiendra ce mois-ci à Belém.
Les deux dirigeants s’étaient rencontrés en octobre en Malaisie, en marge du sommet de l’ASEAN, afin d’apaiser les tensions diplomatiques apparues après la hausse spectaculaire des droits de douane américains décidée par Trump en août, portant certains taux d’importation de 10 % à 50 % sur la plupart des produits brésiliens.
S’adressant à la presse à Belém, Lula s’est dit confiant quant à la possibilité d’un compromis : « J’ai quitté la réunion avec le président Trump certain que nous parviendrons à un accord », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il souhaitait voir les équipes techniques « commencer à discuter rapidement ».
Le chef d’État brésilien a précisé que le vice-président Geraldo Alckmin et le ministre des Finances Fernando Haddad étaient prêts à se rendre à Washington pour relancer les négociations. « Si aucune rencontre entre nos négociateurs n’a lieu avant la fin de la COP30, je rappellerai Trump », a-t-il averti.
Cette déclaration intervient alors que le Brésil, hôte de la conférence mondiale sur le climat, cherche à renforcer son rôle sur la scène diplomatique tout en protégeant ses intérêts économiques face à la politique commerciale agressive de Washington.