À contre-courant de la plupart des dirigeants européens, Viktor Orban a salué sans réserve la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska. Le Premier ministre hongrois, proche du Kremlin comme de l’ancien président américain, estime que ce sommet marque un tournant.
« Pendant des années, nous avons vu les deux plus grandes puissances nucléaires détruire les fondations de leur coopération et échanger des menaces. C’est désormais terminé. Aujourd’hui, le monde est plus sûr qu’hier », a écrit Orban sur ses réseaux sociaux.
Le dirigeant hongrois n’a pas caché son soulagement, considérant que le simple fait de renouer le dialogue entre Washington et Moscou constitue une garantie de stabilité pour l’avenir. Peu importe l’absence d’accord concret sur l’Ukraine, pour Orban, le geste compte plus que le résultat immédiat. Sa prise de position illustre une fois encore la singularité de la Hongrie au sein de l’Union européenne, où Budapest préfère multiplier les appels à une paix négociée plutôt que de plaider pour le maintien de sanctions ou pour un renforcement militaire de Kiev.