Le Mexique dément toute preuve de liens entre Nicolas Maduro et le cartel de Sinaloa
Le Mexique dément toute preuve de liens entre Nicolas Maduro et le cartel de Sinaloa

MEXICO, 8 août 2025 — La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a affirmé vendredi que son gouvernement ne dispose d’aucune preuve établissant un lien entre le président vénézuélien Nicolas Maduro et le puissant cartel mexicain de Sinaloa, écartant ainsi toute enquête officielle en cours sur le sujet au Mexique.

Cette déclaration intervient au lendemain d’une annonce retentissante de la procureure générale américaine Pam Bondi, qui a fait savoir que les États-Unis doublaient la récompense offerte — désormais fixée à 50 millions de dollars — pour toute information menant à l’arrestation de Maduro. Washington accuse le président vénézuélien de trafic international de drogue et de collusion avec plusieurs groupes criminels, dont le cartel de Sinaloa, l’un des plus puissants d’Amérique latine.

« Nous n’avons reçu aucune information, ni trouvé aucune preuve dans nos propres enquêtes qui confirmeraient de tels liens », a déclaré Sheinbaum lors d’un point presse à Mexico. Elle a souligné que le Mexique coopère régulièrement avec ses partenaires étrangers sur les questions de sécurité et de lutte contre le crime organisé, mais que toute démarche doit reposer sur des faits tangibles.

Depuis plusieurs années, les États-Unis accusent Maduro et d’autres hauts responsables de son gouvernement d’utiliser l’État vénézuélien pour faciliter le trafic de stupéfiants, notamment vers l’Amérique du Nord. Le président vénézuélien rejette ces accusations, les qualifiant de « fabrications impérialistes » destinées à justifier une politique de sanctions et d’isolement contre Caracas.

La déclaration de Sheinbaum marque une prise de distance notable vis-à-vis des allégations américaines, alors que le Mexique tente de maintenir une position d’équilibre diplomatique en Amérique latine, en particulier vis-à-vis des régimes perçus comme hostiles à Washington.

Aucune réaction immédiate n’a été émise par le gouvernement vénézuélien suite aux annonces des États-Unis et du Mexique.

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