La Syrie boycotte les réunions prévues à Paris avec les forces kurdes des FDS
La Syrie boycotte les réunions prévues à Paris avec les forces kurdes des FDS

Le gouvernement syrien a annoncé samedi qu’il ne participerait pas aux rencontres organisées à Paris avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition militaire à dominante kurde. L’agence de presse officielle SANA, citant une source gouvernementale, a confirmé ce retrait, remettant en question l’accord d’intégration signé entre les deux parties en mars dernier.

Les FDS, alliées clés des États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique, avaient joué un rôle central dans la défaite territoriale de l’organisation djihadiste en 2019, après l’instauration par celle-ci d’un califat en Syrie et en Irak. Depuis, elles contrôlent environ un quart du territoire syrien, principalement dans le nord et l’est du pays.

En mars, un accord historique avait été conclu avec le nouveau gouvernement islamiste de Damas afin d’intégrer les FDS aux institutions de l’État syrien. Ce texte visait à rapprocher les forces kurdes et le pouvoir central, et à réinsérer leurs structures administratives régionales dans l’architecture étatique après plus de quatorze ans de guerre.

Toutefois, l’accord restait flou sur les modalités d’intégration des FDS dans l’armée syrienne. Les commandants kurdes souhaitent que leurs combattants rejoignent les forces armées en bloc, en conservant leur structure interne, tandis que Damas insiste pour une intégration individuelle, soldat par soldat.

Ces divergences se sont accentuées après de récents affrontements dans le nord-est du pays, chaque camp rejetant la responsabilité des violences. Vendredi, les FDS avaient tenu un forum appelant à la révision de la déclaration constitutionnelle, un geste interprété par certains observateurs comme une volonté de renforcer leur autonomie, ce qui pourrait avoir contribué à la décision de Damas de boycotter les discussions parisiennes.

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