La Russie cherche le soutien de Pékin pour contrer les sanctions occidentales @Capture reuters
La Russie cherche le soutien de Pékin pour contrer les sanctions occidentales @Capture reuters

Le président de la Douma d’État russe, Viatcheslav Volodine, est arrivé lundi à Pékin pour une visite officielle au cours de laquelle il doit rencontrer ses homologues chinois. À l’ordre du jour, a-t-il précisé, figurent la lutte contre la pression des sanctions internationales, la résistance aux ingérences étrangères, ainsi que le renforcement des échanges économiques, commerciaux et culturels entre les deux pays.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’agence de presse TASS, Volodine a souligné que cette visite devait également permettre de « défendre la vérité historique » et de promouvoir des échanges de jeunesse pour approfondir la coopération humanitaire. Selon lui, la Russie et la Chine partagent une responsabilité commune face aux tentatives occidentales d’affaiblir leurs positions stratégiques.

Les sanctions économiques contre Moscou se sont multipliées depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Elles visent notamment les secteurs énergétique et financier. Washington a en particulier accentué sa pression sur Pékin afin que la Chine cesse d’importer du pétrole russe, une source de revenus essentielle pour le Kremlin.

Cette mission parlementaire survient à la veille d’événements diplomatiques d’envergure. Le président russe Vladimir Poutine doit se rendre en Chine fin août pour participer aux cérémonies marquant le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Asie. Un sommet rassemblant plus de vingt chefs de gouvernement est également prévu.

Un imposant défilé militaire, attendu le 3 septembre à Pékin, constituera l’un des temps forts de ces commémorations. Les dirigeants occidentaux, pour la plupart, devraient boycotter l’événement. Moscou et Pékin entendent ainsi afficher un front uni et consolider leur rôle de leaders d’un « Sud global » présenté comme une alternative à l’ordre international dominé par l’Occident.

Cette séquence diplomatique illustre la volonté de la Russie de renforcer son partenariat stratégique avec la Chine, dans un contexte d’isolement croissant sur la scène internationale.

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