DUBAÏ – L’Iran et les États-Unis reprendront dimanche à Oman leur quatrième cycle de négociations nucléaires, a annoncé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi. Ce nouveau round de discussions intervient après un report de la session initialement prévue le 3 mai à Rome, en raison de « raisons logistiques » invoquées par le médiateur omanais.
Ces pourparlers visent à ressusciter un accord sur le nucléaire iranien, près d’une décennie après l’accord historique de 2015, duquel les États-Unis se sont unilatéralement retirés sous la présidence de Donald Trump. Depuis, l’Iran a intensifié son programme nucléaire, poussant les puissances occidentales à soupçonner Téhéran de chercher à développer l’arme atomique, une accusation que la République islamique continue de rejeter, affirmant que ses activités sont strictement civiles.
« Les négociations avancent et, naturellement, plus nous progressons, plus des consultations et des examens sont nécessaires », a déclaré Araqchi, cité par les médias d’État iraniens. Il a souligné que les délégations impliquées devaient prendre davantage de temps pour examiner les sujets abordés, tout en insistant sur le fait que des avancées concrètes étaient enregistrées.
La reprise de ces discussions survient dans un climat de tension ravivée. Le président Trump, désormais en deuxième mandat, a récemment averti qu’une absence d’accord pourrait entraîner des frappes militaires américaines contre des cibles iraniennes, réaffirmant sa ligne dure à l’égard de Téhéran. Ce type de rhétorique a ravivé les craintes d’une confrontation armée dans la région.
Parallèlement à ces négociations, Araqchi a annoncé qu’il se rendrait samedi au Qatar et en Arabie saoudite pour des discussions bilatérales sur le dossier nucléaire. Il a indiqué que ces visites s’inscrivaient dans le cadre de consultations régionales visant à « répondre aux préoccupations et aux intérêts mutuels » des pays voisins.
Alors que les efforts diplomatiques reprennent, la communauté internationale reste en attente de signes tangibles de compromis entre les deux pays, dont les relations sont restées profondément hostiles depuis la rupture de l’accord nucléaire et la reprise des sanctions américaines contre l’économie iranienne.