Au moins deux personnes, dont une fillette de 9 ans, ont été tuées samedi lors d’attaques russes en Ukraine, selon les autorités ukrainiennes. Cette nouvelle escalade survient alors que l’incertitude plane toujours sur la tenue de pourparlers de paix proposés par Moscou pour le début de la semaine prochaine à Istanbul.
D’après l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a lancé quelque 109 drones et cinq missiles sur le territoire ukrainien dans la nuit de vendredi à samedi. Trois missiles et 42 drones ont été abattus, tandis que 30 autres drones n’ont pas atteint leurs cibles et n’ont causé aucun dommage.
La frappe la plus meurtrière a touché le village de Dolynka, en première ligne dans la région de Zaporijia, où une enfant de 9 ans a perdu la vie et un adolescent de 16 ans a été blessé. Le gouverneur régional, Ivan Fedorov, a indiqué qu’une maison avait été détruite et que l’onde de choc avait endommagé d’autres habitations, des voitures et des bâtiments agricoles. Dans la région de Kherson, un homme a été tué par des tirs d’artillerie russe, selon le gouverneur Oleksandr Prokudin.
Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir pris le contrôle du village ukrainien de Novopil, dans le Donbass, ainsi que de Vodolahy, dans la région nord de Soumy. Les autorités ukrainiennes ont ordonné l’évacuation obligatoire de 11 localités supplémentaires dans cette dernière région, portant le total à 213 villages concernés par ces mesures, alors que la Russie continue de progresser.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que 50 000 soldats russes s’étaient massés dans la région de Soumy avec l’intention de créer une zone tampon sur le territoire ukrainien. Pendant ce temps, en Russie, 14 personnes, dont quatre enfants, ont été blessées par des frappes de drones ukrainiens ayant visé des immeubles d’habitation à Rylsk et dans le village d’Artakovo, dans la région de Koursk, selon les autorités locales.
Sur le plan diplomatique, Kiev a indiqué être prête à reprendre des négociations directes avec Moscou lundi à Istanbul, à condition que le Kremlin fournisse au préalable un mémorandum exposant sa position sur les modalités de fin du conflit. Zelensky a accusé la Russie de « saper la diplomatie » en retenant ce document. « Pour une raison inconnue, les Russes dissimulent ce mémorandum. C’est une position totalement absurde. Il n’y a aucune clarté sur le format des discussions », a-t-il écrit sur Telegram. Moscou avait auparavant affirmé qu’il remettrait ce texte lors des pourparlers.