BRUXELLES, 27 juin — L’Union européenne a reçu ce que les États-Unis qualifient de « dernier document » dans le cadre des négociations en cours sur les droits de douane, a annoncé jeudi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cette déclaration intervient à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, alors que la pression monte à l’approche de la date butoir du 9 juillet fixée par Washington pour conclure un accord.
Sans en dévoiler les détails, von der Leyen a précisé que la proposition américaine était en cours d’évaluation par les instances européennes. « Toutes les options restent sur la table », a-t-elle insisté, tout en soulignant que l’Union est « prête à conclure un accord » mais aussi à « défendre les intérêts européens si nécessaire » dans le cas où aucun compromis ne serait trouvé.
Les États-Unis, sous l’administration du président Donald Trump, ont multiplié les gestes de fermeté en matière de commerce international. En avril, Trump a instauré des droits de douane « réciproques » de 10 % sur certaines importations européennes, menaçant de doubler ce taux à 20 % si aucun accord n’était signé avant la mi-juillet. Cette stratégie s’inscrit dans un contexte plus large de bras de fer commercial, notamment avec la Chine.
Le bureau du représentant américain au Commerce n’a pas réagi dans l’immédiat à la réception de cette offre qualifiée de « finale » par Bruxelles. La Maison Blanche, préoccupée par les répercussions de la guerre entre Israël et l’Iran et la situation commerciale avec Pékin, a laissé planer le doute sur sa volonté réelle de parvenir à une désescalade tarifaire avec l’Europe.
De son côté, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a laissé entendre que certains pays jugés de bonne foi pourraient obtenir des délais supplémentaires au-delà du 9 juillet. Toutefois, aucune extension formelle n’a été accordée à ce jour à l’Union européenne.
Le suspense demeure donc entier à moins de deux semaines de l’échéance. Tandis que les diplomates européens espèrent encore parvenir à un terrain d’entente, ils se préparent également à l’éventualité d’un durcissement tarifaire qui affecterait lourdement les échanges transatlantiques.