Le président syrien Ahmad Al-Sharaa a rencontré le membre du Congrès américain, le député républicain Cory Mills, au palais du Peupel à Damas, selon ce qu’a rapporté l’agence de presse syrienne SANA ce samedi.

La réunion, tenue vendredi, s’est déroulée en présence du ministre syrien des Affaires étrangères Assad Al-Shibani ainsi que de plusieurs responsables, comme l’ont montré les photos publiées par SANA et la présidence syrienne.

Mills, élu de Floride, est en visite à Damas avec un autre député républicain, Marlin Stutzman, représentant l’Indiana, et ce malgré un avertissement du département d’État américain exhortant les citoyens à ne pas se rendre en Syrie, évoquant des «  informations fiables  » sur de possibles attaques imminentes, et annonçant un plan de réduction du nombre de soldats américains en Syrie à moins de 1000 dans les mois à venir.

Cet avertissement a été publié sur le site web de l’ambassade américaine à Damas, bien que celle-ci soit fermée depuis 2012. C’est l’ambassade de Tchéquie qui assure la représentation des intérêts américains en Syrie.

Les deux parlementaires américains se trouvent à Damas dans le cadre d’une visite non officielle, organisée par l’Alliance syro-américaine pour la paix et la prospérité, une organisation non gouvernementale à but non lucratif.

Selon l’agence Reuters, Mills et Stutzman ont visité plusieurs quartiers de Damas, rencontré des dirigeants religieux chrétiens et prévoient de rencontrer plusieurs ministres du gouvernement syrien.

En décembre dernier, une délégation diplomatique américaine s’était rendue à Damas pour la première fois depuis plus de dix ans. Elle était conduite par Barbara Leaf, secrétaire d’État adjointe pour le Proche-Orient, et comprenait Roger Carstens, envoyé spécial pour les affaires d’otages, ainsi que le conseiller Daniel Rubinstein.

La nouvelle direction syrienne exerce une pression croissante sur les États-Unis et l’Union européenne afin d’obtenir une levée complète des sanctions, dans le but de relancer une économie syrienne épuisée par plus d’une décennie de guerre.

Dans un rapport publié en février dernier, l’ONU a estimé que 9 Syriens sur 10 vivent désormais sous le seuil de pauvreté.

Depuis la chute du régime Assad en décembre 2024, les visites de responsables et de figures politiques arabes et étrangères se succèdent en Syrie, marquant ce que plusieurs médias décrivent comme l’ouverture d’une nouvelle page avec Damas.

Le 29 janvier 2025, les autorités syriennes ont annoncé la nomination d’Ahmad Al-Sharaa à la présidence de la République, dans le cadre d’une période de transition prévue pour durer cinq ans.

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