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Libération d’un suspect de la CPI : la justice italienne classe l’affaire contre Giorgia Meloni

Union européenne, Mercosur : Giorgia Meloni offre un appui décisif à Emmanuel Macron pour freiner l’accord
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La justice italienne a annoncé lundi le classement sans suite de l’enquête visant la Première ministre Giorgia Meloni dans le cadre de la libération controversée d’un policier libyen recherché par la Cour pénale internationale (CPI). La cheffe du gouvernement, qui faisait l’objet de poursuites pour complicité de crime et détournement de fonds publics, a été blanchie, tandis que l’affaire se poursuit pour trois de ses ministres.

En janvier dernier, Osama Elmasry Njeem, un officier libyen accusé par la CPI de crimes contre l’humanité, dont meurtres, tortures et viols, avait été arrêté à Turin en vertu d’un mandat international. Quelques jours plus tard, il était discrètement rapatrié en Libye à bord d’un avion d’État italien, déclenchant un tollé diplomatique et politique. La CPI s’était alors déclarée « profondément préoccupée » par cet acte de non-coopération.

Lundi, Giorgia Meloni s’est exprimée sur le réseau X (anciennement Twitter) pour saluer la décision des juges : « L’affaire a été rejetée uniquement contre moi », a-t-elle affirmé. Selon le décret de classement, la justice n’a pas retenu de responsabilité personnelle de la Première ministre, bien qu’elle ait été impliquée dans les prises de décision.

Meloni a toutefois dénoncé un traitement inéquitable à l’égard de ses collaborateurs politiques. Le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi, le ministre de la Justice Carlo Nordio et le sous-secrétaire d’État Alfredo Mantovano restent en effet mis en cause dans cette affaire. « Il est absurde que ces trois responsables soient poursuivis et pas moi-même, alors que toutes les décisions ont été prises collectivement », a-t-elle déclaré, soulignant la solidarité au sein de son exécutif.

La CPI poursuit toujours son enquête sur les crimes commis en Libye depuis le déclenchement de la guerre civile en 2011, à la suite d’un renvoi par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le cas Njeem pourrait à nouveau alimenter les critiques à l’égard de l’Italie, accusée par certains ONG de faire passer ses intérêts géopolitiques en Méditerranée avant ses engagements internationaux en matière de justice.

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